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Le
Sommet Africités 4, la quatrième édition panafricaine
des Journées des collectivités locales, se tiendra à
Nairobi, Kenya, du 18 au 24 septembre 2006. Le Thème du
Sommet est : « Construire des coalitions
locales pour la réalisation effective des objectifs du Millénaire
pour le Développement au sein des collectivités locales
africaines ».
Africités 1, à Abidjan en 1998, a vu l’émergence
du mouvement municipal africain sur la scène régionale
et internationale. L’ambition de cette première édition
du Sommet Africités était de dépasser les barrières
des langues officielles héritées de l’époque
coloniale et de promouvoir une parole africaine sur les
enjeux de la décentralisation, du développement local,
de l’intégration régionale et de la coopération avec
l’Afrique.
Africités 2, à Windhoek en mai 2000, marquait le début
de la structuration du mouvement municipal africain et du
dialogue panafricain sur la décentralisation et le développement
local. Au cours de leur rencontre concernant l’enjeu
stratégique du financement des collectivités locales,
les mille deux cent participants - y compris six cents
maires et quarante ministres originaires de cinquante un
pays, dont trente six pays africains -, se sont accordés
sur la nécessité de mettre en place une Conférence
Panafricaine de la Décentralisation et du Développement
local (CADDEL), instance intergouvernementale des
ministres chargés de la supervision administrative,
financière et technique des collectivités locales, dans
le but de placer la décentralisation parmi les priorités
de l’agenda politique africain ; et le Conseil des
Cités et Régions d’Afrique (CCRA) en vue de bâtir et
représenter la voix unifiée des collectivités locales
africaines. Les participants ont également décidé
d’institutionnaliser le Sommet Africités comme la
plateforme de dialogue entre les élus locaux et les
gouvernements centraux, entre les représentants des
pouvoirs publics et les autres acteurs, et entre les
responsables africains et les partenaires techniques et
financiers, pour la définition comme pour la mise en œuvre
des politiques de décentralisation en Afrique. Il a également
été convenu de rechercher la reconnaissance de l’Union
Africaine pour les différentes instances mises en place
au cours du Sommet.
Africités
3, à Yaoundé, en décembre 2003, a été le cadre de
l’unification du mouvement municipal africain et de sa
participation au mouvement municipal mondial. Ce 3ème
Sommet a placé la décentralisation et le renforcement
des collectivités locales dans la perspective de l’amélioration
des conditions de vie des habitants et de la participation
des citoyens. Il a défini
la gouvernance du CCRA, avec la mise en place d’un
conseil intérimaire de gestion, de la présidence et du
secrétariat. Le Sommet a assigné à ces instances la
mission de préparer
la participation de l’Afrique au congrès fondateur de
l’organisation mondiale des cités et gouvernements
locaux unis à Paris en mai 2004, et de préparer le congrès
fondateur du CCRA en mai 2005. Il l’a également chargé
de suivre le dossier de la reconnaissance du CCRA par
l’Union Africaine. Depuis le sommet Africités 3 à
Yaoundé, le congrès fondateur du CCRA a eu lieu à
Tshwane, Afrique du Sud, du 15 au 18 mai 2005 ; le
congrès a adopté les statuts de la nouvelle organisation
africaine des collectivités locales qui s’appelle désormais
Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA).
Africités 4 à Nairobi sera principalement une réunion
d’acteurs. L’intention est de réunir tous les
principaux intervenants au sein des collectivités locales
afin qu’ils discutent de la meilleure manière de
travailler ensemble au niveau local en vue de la réalisation
des OMD au sein des collectivités locales africaines.
Comme dans tous les sommets Africités, un salon des
collectivités locales d’Afrique, Citexpo, sera organisé
dans le cadre du Sommet Africités de Nairobi. Le Salon
permet aux entreprises publiques et privées, aux groupes,
aux fournisseurs des collectivités locales de présenter
leurs produits et/ou services ainsi que les dernières
avancées technologiques qui pourraient intéresser les délégués.
Il permet également à chaque pays d’exposer ce qu’il
fait dans le domaine de la décentralisation. Ce salon
accueille aussi les villes et communes, les associations,
les partenaires institutionnels bilatéraux ou multilatéraux,
les ONG, les universités et institutions de formations et
de recherche.
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